J'ai c0mme une envie d'écrire et de laisser mes d0igts glisser sur le clavier. Une envie de ravaler mes larmes qui 0nt déjà tr0p c0ulées.
N0n, n0n je ne pleure pas. Pas p0ur l'instant. J'ai simplement cette b0ule brûlante et piquante au f0nd de ma g0rge qui fait m0nter mes larmes à mes yeux et qui n0ue m0n est0mac.
0ui, 0ui je regrette. Je regrette ces beautés éphémères et t0us ces m0ts inutiles. Je regrette ces fleurs qui n'0nt jamais vues le j0ur et t0us ces livres partis en fumée. Je regrette ce ''t0i'' et ''m0i'' qui f0rmait ce ''rien'', quelle plénitude, quel vide, j'apprends à aimer et à déc0uvrir le néant, rien n0n rien. Avec m0i p0urtant t0ut est. Je sais ce que ça vaut. Une nuit avec t0i. Un souvenir, ce qui c0ule dans m0n sang, et ta phrase. A ce m0ment déjà je sens que rien ne sera tel que je l'ai imaginé, je sais que tu refuseras d'admettre l'admettable, que tu te réfugieras derrière cette excuse, et que tu éviteras m0n regard. Mais m0i je m'en f0us, j'ai eu ce que je v0ulais. Je p0urrais te traiter de pauvre c0n, mais tu es bien, tu es beau, tu es t0ut sauf c0n, t0ut sauf pauvre aussi. Je p0urrais dire que t0n refus de tr0uver l'am0ur vient de quelque ch0se de très pr0f0nd que tu ref0ules, mais la vérité, c'est que je m'en f0us. Une f0is enc0re j'ai atteint m0n but, al0rs réfugie-t0i derrière cette excuse, évite m0n regard. J'ai enfin c0mpris que t0ut se paye, que ce n'est qu'une questi0n de patience. Car 0ui de la patience j'en ai eu. Et même si ce n'était pas la fin souhaitée, un j0ur tu te rendras c0mpte de c0mbien je suis différente des autres, et ce j0ur là, m0i je serais ailleurs. Je ne dis pas que tu viendras me rechercher, je sais c0mment tu f0ncti0nne et je ne le veux pas. Je n'écris pas p0ur te descendre, je ne dresse pas la liste de tes défauts, je sais que tu es b0n, gentil et t0ut un tas d'autres ch0ses enc0re. J'écris p0ur apaiser ma mém0ire, parce qu'elle est t0rturée d'instants br0uillés par la fête, et je veux la vider, p0ur qu'elle vive avec cela sereinement. Ma différence vient du fait que je ne vais pas te c0urir après, car je ne s0uhaitais que ce que j'ai eu. Peut-être que tu ne regarderas jamais en arrière, je suis prête à vivre avec cela, p0ur m0i rien n'est dur, je n'ai pas eu de deuil à faire, juste une cuite à digérer. Et si un j0ur tu te rends c0mpte, je me m0ntrerai inaccessible. C0mme ce jour, 0ù tu es arrivé ***, 0ù tu as tenté de me séduire m0destement, 0ù tu m'as fait la c0ur durant le s0ir, 0ù l'0n a passé la nuit ensemble, avant de s'ign0rer doucement. 0ui un j0ur tu réaliseras que je suis inaccessible, c0mme ce jour, avant que je ne te laisse m'av0ir, que je te d0nne l'impressi0n d'av0ir réussi à me capturer, que je te v0ulais.
Mais v0is-tu, il est tr0p tard, car ma différence se paye. Une nuit et c'est t0ut. Des s0uvenirs, un rendez-v0us dans quelques années ou jamais qui sait ? 0ui elle se paye. Sans même que tu te s0ucie jamais de m0i peut-être, mais m0i maintenant, j'ai une esquisse de s0uvenir qui se dessine, et je la garde dans m0n c0eur, en sachant fermement que l'0n arrive à t0ut dans la vie. Merci d'av0ir c0nfirmer ma c0nvicti0n. Merci p0ur t0ut, p0ur cette h0nte partagée, p0ur ces instants, p0ur les draps fr0issés au petit matin et surt0ut p0ur la soirée, ces rires, ces caresses, et enc0re ces rires, ce jeu de séducti0n, t'échapper un peu et te faire patienter, m'él0igner, me rappr0cher... Et je ne veux rien d'autre, simplement ce sentiment de sav0ir que tôt 0u tard tu réaliseras ce que je vaux. Et tôt 0u tard, tu reviendras me séduire, avec ton t-shirt délavé. Et je me laisserais séduire.
Parce que je sais que, quelque part dans ce m0nde, 0n m'attend. Sans f0rcément c0nnaitre m0n existence. Mais, 0n se cherche et 0n se tr0uvera. Et ce ne sera pas t0i. Et je ne suis pas triste à cette idée. Parce que les règles du jeu étaient claires dès le début : une nuit et c'est t0ut.